Un projet de recherche pour identifier les impacts des pesticides sur les écosystèmes aquatiques

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L’UMR Ecologie et santé des écosystèmes de l’Inra lance son projet Evotoxis, qui a pour objectif d’évaluer les effets à long terme des pesticides et contaminants chimiques sur les milieux aquatiques.

L’Institut national de recherche agroalimentaire (Inra) a lancé son projet ANR Evotoxis, qui a pour but d’évaluer les effets à long terme des pesticides et polluants chimiques sur les écosystèmes aquatiques. Ce projet coordonné par le chercheur Scott Mac Cairns de l’UMR Ecologie et santé des écosystèmes (ESE), va « d’identifier les impacts à long terme des pesticides sur l’évolution des populations de daphnies, des micro-crustacés utilisés comme bio-indicateurs de la qualité des écosystèmes d’eau douce », détaille l’Inra sur son site.

Les daphnies, facilement cultivables

Aussi nommées « puces d’eau », les daphnies peuvent « être facilement cultivées sur de nombreuses générations successives, facilitant ainsi les travaux de recherche sur l’évolution. Leur cycle de reproduction, alternant reproduction clonage et sexuée, offre des conditions idéales pour explorer les effets des contaminants chimiques selon une gamme de gènes différents », explique l’Inra. L’observation de l’évolution de populations de daphnies permettra donc d’identifier les éventuels impacts des polluants chimiques provenant de sources industrielles et agricoles, sur les milieux aquatiques. « Une des propriétés les plus intéressantes des daphnies est la production d’éphippies (œufs de dormance), qui peuvent rester inactifs pendant des siècles, et être « ressuscités » lorsqu’ils sont exposés à des stimuli appropriés. » Une façon pour les chercheurs d’étudier ces populations avant même qu’elles n’aient été exposées aux pesticides et autres contaminants chimiques.

Pour le projet Evotoxis, « La question centrale (…) sera donc de décrypter l’influence d’une exposition historique et chronique des daphnies à des pesticides sur l’évolution des populations, et leur capacité à répondre à de nouveaux stress chimiques », précise l’Inra.

Source : Environnement magazine

 

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