2017, en route sur le solaire

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Ce n’est plus de la science-fiction : rouler sur l’autoroute du soleil est une réalité. En France, en décembre 2016, une première route de 2800 mètres carrés a été inaugurée à Tourouvre, en Normandie dans le nord du pays.

Le concept : recouvrir des panneaux solaires d’un film de résine protectrice de quelques millimètres. La Wattway, ainsi nommée par ses sociétés créatrices Colas et CeaTech, peut produire 767kwh, soit alimenter en électricité publique une ville de 5000 habitants grâce à ses dalles photovoltaïques. 2000 automobilistes empruntent chaque jour cette autoroute pour sortir de Tourouvre, sur un kilomètre de route en panneaux solaires tout simplement collés sur la chaussée.

Un test pour l’avenir pour une somme comprise entre 2800 et 3600 dollars le mètre carré. Après une série de tests, l’objectif : déployer les panneaux sur 1000 kilomètres de route. Et ensuite pourquoi pas s’étendre à des parkings, devant des bâtiments publics ou encore sur des pistes d’avions…

Des tests en Amérique du Nord

Seul hic : le coût. Contrairement aux installations classiques de panneaux solaires sur des bâtiments, le mégawatt heure routier coûte 420 dollars contre 100 dollars pour l’énergie solaire classique. En cause, l’usure des routes qu’il faut remplacer plus fréquemment. Pour bien fonctionner, un panneau solaire classique doit être installé en oblique. Or, sur les routes, ils sont collés à l’horizontale pour des raisons que vous pouvez aisément imaginer et cela réduit les performances. Également la salissure du réseau routier solaire par les voitures qui nécessite plus d’entretien.

Mais les chercheurs du futur ne vont pas s’arrêter pour si « peu ». En 2017 deux autres lieux tests vont coller des panneaux sur des axes routiers. Calgary, au Canada, et l’état américain de Géorgie, qui en ont d’ailleurs déjà fait l’acquisition.

Calgary est un lieu expérimental particulier au vu du climat hivernal. Les composants utilisés donnent assez de solidité pour supporter le poids d’un semi-remorque de 18 tonnes, et ce en plus de permettre une adaptation thermique lors de températures froides ou plus chaudes. Et la surface des panneaux est recouverte d’une finition antidérapante faite à partir de verre concassé.

Pour l’heure, les effets bénéfiques pour l’environnement ne semblent pas faire l’unanimité. Mais si ces routes supportent le grand froid canadien, cela aura certainement un impact sur l’utilisation de sel de déneigement, corrosif et nocif pour les sols.

Solar serpent

Alors, pour les détracteurs de cette nouvelle route solaire, inversons les panneaux. L’architecte suédois Mans Tham a élaboré un concept de route photovoltaïque un peu différente. Il recouvre les routes d’ombrières solaires photovoltaïques. Le projet nommé Solar serpent propose aux automobilistes un toit solaire. Le ciel est remplacé par des cellules photovoltaïques. Un tamisage de ces cellules laisse passer une partie de la lumière du jour ce qui enlève l’impression étouffante d’être dans un tunnel. Les cellules photovoltaiques sont aujourd’hui transparentes, le serpent devient alors invisible.

Source : Techniques-Ingénieurs

Image : Techniques-Ingénieurs

La Belgique a inauguré le premier serpent solaire du monde au niveau d’une voie deTGV avec une puissance de 4mégawatts. La ville de Montpellier en France a elle installée des ombrières solaires sur des parkings.

Même si les retombées environnementales ne sont pas encore effectives, toutes ces innovations utilisent le soleil : un grand pas dans notre monde.

Pour financer ses innovations, un coût important pourrait se répercuter sur nos impôts, alors êtes-vous quand même prêt à investir dans des routes solaires ?

Pour en savoir plus :

http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/22/la-technologie-francaise-prometteuse-de-la-route-solaire-inaugu/

http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/solar-serpent-une-route-solaire-qui-elimine-la-pollution-de-leau-le-bruit-et-capture-les-particules-fines-32220/

Karine Jehelmann pour GaïaPresse

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