Jane Goodall : « Il y a deux Jane. Il y a l’icône, et il y a moi »

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Nous avons rencontré Jane Goodall à Paris, à l’occasion de la promotion du film JANE, produit et diffusé par National Geographic.

Jane Goodall a cette sérénité de ceux, rares, qui ont mené avec éthique et intégrité des combats plus grands qu’eux, au service des autres. L’humilité de celle qui est devenue une icône un peu malgré elle est déconcertante, et pourtant si naturelle. Rien n’est feint, ni ses sourires, ni ses regards, francs et bienveillants.

Dans les années 1960, la primatologue a dû faire de sa vie un roman-photo pour étudier le comportement des chimpanzés en Tanzanie et a complètement bouleversé notre vision des primates. Depuis la publication de ses travaux, on sait que les chimpanzés sont capables d’utiliser et de fabriquer des outils, de chasser pour se procurer de la viande mais aussi -et surtout- qu’ils sont capables d’émotions, qu’ils ont des personnalités distinctes et des liens émotionnels très forts avec ceux qu’ils affectionnent.

Ses recherches ont été financées par la fondation de l’anthropologue et primatologue Louis Leakey, elle-même financée par la National Geographic Society. C’est ce primatologue qui envoie à l’étude des grands singes dans leur milieu naturel, les « Trimates », un groupe de trois passionnées d’animaux, sans expérience ni éducation mais dotées d’une sensibilité et d’une patience hors du commun : Dian Fossey sur les gorilles, Jane Goodall sur les chimpanzés, et Biruté Galdikas sur les orangs-outangs.

Pourquoi avez-vous décidé de consacrer votre vie aux animaux, et particulièrement aux animaux d’Afrique ?

Je suis née avec cette passion des animaux. J’ai grandi avec des animaux. J’avais un chien extraordinaire, je pense sincèrement qu’il a été envoyé pour m’apprendre la patience et l’amour. À huit ans, j’ai lu les aventures du Dr. Dolittle qui libérait des animaux d’un cirque pour les relâcher dans leur milieu naturel, en Afrique.

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Source: National Geographic

Crédit Photo: William Waterway sur Wikimedia Commons

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