Six matières premières essentielles mettent la transition énergétique en danger

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La disponibilité du cobalt, du tungstène, de l’étain, du dysprosium, du néodyme et du praséodyme sont clés pour la transition énergétique à travers la planète. Mais la disponibilité de ces métaux et terres rares est sous tension critique à en croire une étude du BRGM, de McKinsey et de CRU Consulting.

Fin juin, la France a accueilli à Nancy (Meurthe-et-Moselle) le Forum Mondial des Matériaux (WMF), un « Davos des matières premières ». Les experts réunis à cette occasion lancent une alerte. Le BRGM (Bureau des recherches géologiques et minières) et les cabinets Mc Kinsey et CRU Consulting y ont présenté un tableau périodique des éléments (table de Mendeleïev) revisité. Il met en avant les métaux dont l’approvisionnement pourrait devenir critique pour la transition énergétique et numérique mondiale.

Basée sur six critères allant de l’estimation des réserves connues à la possibilité de substitution ou de recyclage du métal, cette analyse classe les éléments selon leur niveau de risque du vert au rouge. Il prend en compte également « risque politique ». Le cobalt, le tungstène et l’étain figurent en tête.

Le cobalt sous pression

Sans surprise, le cobalt, au cœur de toutes les convoitises, est classé « rouge ». Il est « un ingrédient essentiel des batteries » et la croissance des véhicules électriques fait que le besoin global de ce métal pourrait ne pas être couvert « entre 2025 et 2030 », explique Pierre Toulhoat, directeur des opérations du BRGM.

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Source : AFP sur Novethic

Crédit photo : Trocaire sur Flickr

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