One Planet Summit: un sommet à Paris le 12 décembre pour verdir la finance

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Le One Planet Summit se tiendra le 12 décembre à la Seine musicale sur l’Île Seguin à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine, France)

L’Élysée assure que le sommet climat du 12 décembre à Paris, le One Planet Sumit, sera une réunion dédiée à l’action pour mobiliser la finance mondiale pour la lutte contre le réchauffement. Il reste cinq semaines à la diplomatie française pour réunir les 100 grands dirigeants attendus à ce rendez-vous qui, deux ans après la COP21, va remettre Paris au cœur de la planète climat. 

A un peu plus d’un mois de l’événement, l’Élysée fait toute la lumière sur le One Planet Summit, le sommet international sur le climat de Paris du 12 décembre prochain. Il se tiendra deux ans, jour pour jour, après la signature de l’Accord de Paris signé lors de la COP21. Cet événement a été annoncé par Emmanuel Macron, lors du dernier G20 en juillet dernier. Il est organisé par la France, l’ONU et la Banque mondiale. S’ajoutent une série de partenaires : l’OCDE, la Commission européenne, les villes du C40, le groupement d’entreprises « We Mean Business » et le réseau d’ONG « Climate action network ».

Mardi 7 novembre, des experts élyséens ont présenté les ambitions et le déroulé de cet événement à 130 ambassadeurs puis à une centaine de journalistes. Ils répètent à l’envie qu’il s’agit à la fois de remobiliser les acteurs de la COP21 et de réunir les fonds mondiaux pour lutter contre le changement climatique. « Le 12 décembre sera une étape clé pour « verdir la finance » et « accélérer la mobilisation des moyens financiers publics et privés », explique Aurélien Lechevallier, conseiller diplomatique au quai d’Orsay.

2000 participants

« Il ne s’agit pas d’un sommet de discussions, mais d’un sommet opérationnel pour créer des coalitions d’acteurs publics, privés, d’ONG et du monde de la recherche, pour mobiliser les financements existants et en faire émerger de nouveaux », ajoute Jennifer Moreau, conseillère technique sur les politiques de développement et le climat.

(…) Le One Planet Summit doit accueillir 2 000 personnes, que ce soit sur la journée du 12 décembre ou lors de la vingtaine d’événements parallèles labellisés entre le 10 et le 13 décembre. Parmi eux, on peut compter le Climate Finance Day organisé par le ministère de l’Économie, la réunion multilatérale des banques de développement ou le colloque de Novethic sur la finance européenne.

Pour sa part, la journée du 12 décembre va se décomposer en deux temps. La matinée sera consacrée à quatre tables rondes. La première, animée par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, portera sur le financement public. La deuxième, avec le ministre de l’Économie Bruno Lemaire, sera consacrée au financement privé. La troisième, sous la modération de la Maire de Paris Anne Hidalgo, sera dédiée aux collectivités territoriales. La quatrième, dirigée par le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, s’intéressera au financement des politiques publiques.

La question de Washington

L’après-midi sera dédiée au « dialogue de haut niveau avec les Chefs d’États et de gouvernements et les hautes personnalités », rapporte Hugues Moret, secrétaire général du sommet. Des invitations ont été envoyées à une centaine de dirigeants mondiaux. Au rang des grands absents,  on compte Donald Trump. « La liste d’invités, établie avec l’ONU, compte des États engagés qui reflètent les enjeux et les conséquences du changement climatique. Ayant annoncé le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, Donald Trump n’est pas invité », explique Aurélien Lechevallier. Les équipes élyséennes précisent toutefois qu’une invitation sera adressée aux représentants de l’administration américaine après la COP23.

Qu’attendre concrètement de cette journée ? Hughes Moret parle « d’annonces relatives au renforcement des financements climat, la réorientation des investissements, le développement d’instruments de financements innovants » et « de projets transformatifs concrets dans les différents secteurs (énergies renouvelables, transports propres, agriculture…) permis par diverses sources de financements ».

Interrogé plus précisément sur le financement des énergies fossiles dont la perpétuation de l’exploitation rend impossible la tenue de l’objectif d’un réchauffement limité à 1,5°C, Aurélien Lechevallier réagit : « La question des énergies fossiles fera partie des sujets sur la table et nous y répondrons à travers le prisme du financement ». Jennifer Moreau ajoute : « Il y a une volonté que le sommet du 12 décembre soit une étape pour sortir des fossiles ». Les conseillers élyséens assurent par ailleurs que la commission européenne prépare des annonces fortes à cette occasion.

Source: Novethic. Auteur: Ludovic Dupin

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